Quand la confiance baisse, une difficulté précise peut prendre toute la place. Un dossier qui bloque devient « je n’y arrive plus ». Une soirée passée à faire défiler son téléphone devient « je n’ai aucune volonté ». Ces jugements disent quelque chose de notre ressenti, mais ils ne décrivent pas tout notre parcours.
Pour retrouver ses ressources, on peut commencer par une question simple : sur quels faits, quels appuis et quelles capacités puis-je m’appuyer aujourd’hui ? L’objectif est de retrouver un regard plus précis, puis de choisir un petit pas adapté à la situation.
Revenir aux faits plutôt qu’aux étiquettes
« Je suis incapable » est une conclusion globale. « Je n’ai pas encore compris cette consigne » est un problème sur lequel on peut agir. Cette différence ouvre des possibilités : demander une précision, découper la tâche ou retrouver un exemple d’apprentissage réussi.
Choisissez une difficulté actuelle et notez deux éléments : ce qui se passe concrètement, puis une situation où vous avez mobilisé une capacité utile. Ce peut être terminer une tâche, exprimer un besoin, demander de l’aide ou reprendre après une interruption. Les exemples modestes comptent aussi.
L’arbre des ressources : quatre repères pour faire le point
L’arbre est une métaphore pédagogique pour organiser sa réflexion. Il ne constitue ni un test psychologique ni une méthode scientifique validée en tant que telle.
- Les racines : ce qui vous soutient. Vos apprentissages, vos valeurs, les personnes fiables et les moyens matériels sur lesquels vous pouvez compter.
- Le tronc : vos capacités, avec des faits. Pour chaque capacité, retrouvez un exemple observable : « j’ai clarifié une demande », « j’ai organisé cette étape ».
- Les fruits : vos réalisations. Un résultat utile, un effort poursuivi ou un petit pas réussi, même imparfait.
- Les branches : les directions possibles. Choisissez une priorité réaliste pour les prochains jours. Toutes les branches n’ont pas à pousser en même temps.

Transformer une intention en une action faisable
Un inventaire n’a pas besoin de devenir une liste d’obligations. Choisissez une seule action assez petite pour être réalisée dans votre contexte actuel. Si elle paraît encore trop lourde, réduisez-la ou ajoutez un appui.
Pour une soirée plus choisie, vous pouvez préparer une formule « si–alors » : « Si j’ai fini de dîner, alors je pose mon téléphone à l’endroit prévu et j’ouvre mon livre. » Ce n’est qu’un exemple : choisissez une activité qui vous convient et un déclencheur facile à repérer. Une soirée différente ne devient pas un échec à rattraper.
Ce que la recherche apporte comme repères
Albert Bandura décrit les expériences de maîtrise comme l’une des sources du sentiment d’efficacité personnelle. Les travaux de Gollwitzer et Sheeran montrent que les plans « si–alors » peuvent faciliter le passage de l’intention à l’action. Ces repères soutiennent une démarche concrète ; ils ne garantissent pas un résultat individuel et ne valident pas à eux seuls l’exercice de l’arbre.
Trois supports gratuits pour commencer
- Télécharger le guide « Retrouver ses ressources » (PDF)
- Compléter la fiche « Mon arbre des ressources » (PDF)
- Préparer « Une soirée choisie » (PDF)
Prenez ce qui vous aide, à votre rythme. Si vous souhaitez travailler ces repères dans un accompagnement individuel, retrouvez mes coordonnées sur Chris Coaching.
Déploie tes potentiels.
Références
Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. Lire l’article original.
Gollwitzer, P. M., & Sheeran, P. (2006). Implementation intentions and goal achievement: A meta-analysis of effects and processes. Advances in Experimental Social Psychology, 38, 69–119. Lire l’article original.

